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L’Histoire est-elle une science ?

 


Le statut épistémologique de l’histoire, dans le concert des sciences dites “positives”, est un cas intéressant et paradoxal, car rien n’est plus attaché à la vérité (des faits) que l’historien - lequel pourrait être comparé à une sorte de détective - alors même son "objet réel" fait défaut, par nature, puisqu’il s’agit du passé. Un passé toujours singulier dont on ne saurait extrapoler des « lois » et encore moins des prédictions pour l’avenir. En outre l’objectivité de l’historien est souvent mise en question tant il est vrai qu’une part de subjectivité (une bonne et une mauvaise comme nous le verrons) est requise dans l’exercice de cette discipline.

Prendre conscience (Au-delà de l'illusion)

 


L'expression "prendre conscience" a l’immense intérêt de “dé-substantialiser” presque entièrement la conscience : on n’en fait plus un substrat ou même un état mais un processus, un mouvement, un progrès. On croit généralement qu'on est conscient comme on respire, mais c'est un tort ; on est conscient comme on marche ! La conscience, c'est comme de se tenir droit, cela demande un effort. Un effort, ou plutôt une attention. A quoi ? A la réalité

La fonction des événements

Le problème se pose en ces termes : l’on peut être conscient au sens d'être éveillé, et en même temps avoir besoin d'être réveillé, au sens où l'on pourrait bien vivre dans l'illusion… On pourrait même être conscient de soi mais en même temps être déconnecté de la réalité. Dans ce sens, "prendre conscience" serait une reconnection avec la réalité : comme si, finalement, la conscience vraie était moins un rapport à soi qu'un rapport véridique avec la réalité