Prétexte : saviez-vous que le « lancer de nain » était un « sport » au Moyen-âge ? On peine à l’imaginer, et pourtant... Dans le film épique Le Seigneur des anneaux le valeureux nain Gimli ne veut pas en entendre parler, il avertit fréquemment ses compagnons « personne ne lance de nains ! », sauf qu’au beau milieu de la bataille du gouffre de Helm (S. des anneaux, Ep. 1), il y consent et même le demande par utilité…
Problème : si l’on considère que « lancer un nain », donc réduire un être humain à un projectile (pour s’amuser ou pour autre chose) constitue une humiliation et une dégradation inacceptable, quelle devra être ma position dans le cas où une « personne de petite taille » (naine) accepte de le faire, voire me demande de le faire, par jeu, pour de l’argent, etc… ?
Vais-je considérer par principe qu’il est immoral de traiter ainsi une personne et de l’utiliser comme un objet, même s’il me le demande, ou bien vais-je tenir compte de son choix, même s’il paraît bizarre, et finalement respecter sa liberté (« il le veut bien »)… de se rabaisser lui-même ?
Si le nain est consentant, il ne semble pas être une victime… S’il n’est pas victime, où donc est le crime ? Mais d’un autre côté, n’est-ce pas un devoir d’aider autrui à se respecter lui-même ?


